Histoire de la famille Beurdin

La première génération

Alfred Beurdin cultivait en 1935 2,50 ha de vignes plantées en sauvignon à l'époque avec porte greffes riparia. Ces vignes étaient bien situées , travaillées avec un cheval attelé suivant les saisons avec une charrue, une bineuse. Elles étaient butées l'hiver et déchaussées au printemps. Les vignes étaient moins malades qu'actuellement.

Le relevage et le rognage se faisaient à la main. Les anciens ayant dit que "rien de vaut la taille de mars", la taille se faisait en février-mars. Toutes les baguettes étaient attachées avec des osiers. Les sarments étaient liés et servaient à faire du feu.

Alfred récoltait sa vendange à la main, elle était mise dans des tonneaux en bois de 600 litres. Transporté par le cheval avec une charrette allant au pressoir traditionnel de l'époque.

La deuxième génération

Alfred était passionné par le métier de la vigne et du vin et le transmet à son fils Henri. A 14 ans , âge de la sortie de l'école, Henri fait son entrée dans la vie active et parts dans les vignes remplaçant son père mobilisé à la guerre de 1939. Les journées lui paraissaient bien longues car on travaillait jusqu'à 10 heures par jour.

Le dimanche était bien lui aussi occupé, il fallait aller faire ferrer les chevaux . A cette époque le cheval était le compagnon de travail et représentait un sérieux investissement. Après le service militaire, il a commencé à planter un peu de vigne et loue 1 ha 80 à un vigneron qui prenait sa retraite. Autrefois on travaillait beaucoup la terre au pied des ceps : l'hiver on "butait" les vignes: le cep était caché avec la terre au printemps on faisait l'inverse avant l'hiver.

Vers 1963 il achète à Preuilly une maison de Maître datant de 1878 et petit à petit il a agrandi et modernisé l'exploitation. Un premier pressoir horizontal lui sera offert par son père Alfred : grande amélioration pour faire le vin au fur et à mesure qu'il était récolté: le materiel remplaçait l'homme pour envoyer le jus dans les tonnes puis par la suite dans les cuves.

Pendant plusieurs années , une douzaine de personnes du village constituait l'équipe des vendangeurs. Vers 1990 le mécanicien viticole qui suivait l'exploitation vint essayer des machines à vendanger et voilà déjà longtemps que nous avons adopté ce système de récolte qui nous donne pleine satisfaction.

Henri à vu l'évolution de son métier car de la taille à la vendange et de la vendange à la vente tout dépend des décisions qu'il prend. Il a malgré tout toujours un peu peur du temps ; gel , grêle, manque de soleil, pluie abondante mais pour lui quel métier n'a pas d'aléas...

La troisième génération

Il a su transmettre à son tour son amour pour la vigne à son fils Jean-Louis qui continue maintenant l'exploitation et voudrais maintenir la tradition de son père.

En 1994 , Henri monte une SCEV "Société Civile D'exploitation Viticole" avec son fils.
Jean-Louis élabore son vin, miroir de sa passion et de son savoir faire, il a même des projets de rénovation, d'agrandissement du chai et faire une pièce spécialement consacré à son grand-père et à son père.

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